Écoles et entreprises : ensemble pour l’excellence!

10 déc

Mardi dernier, j’étais invitée au Cercle de Wallonie, à la rencontre d’acteurs du monde économique liégeois, afin de mener une table ronde consacrée au lien essentiel entre école et entreprise.

Depuis le début de la législature, la refondation de l’enseignement qualifiant et le dialogue avec les milieux professionnels font figure de priorité.

Cette filière, perçue trop souvent comme un choix par défaut, est essentielle pour notre redéploiement économique. Pouvoirs organisateurs, équipes de direction, professeurs et éducateurs œuvrent au quotidien avec passion et conviction dans l’enseignement qualifiant, technique ou professionnel. Ils valorisent ces filières et réconcilient  les jeunes avec l’école en leur faisant reprendre confiance en eux et découvrir des qualités et des ressources souvent insoupçonnées. Au fond, il s’agit de les aider à devenir des adultes épanouis et responsables, capables, par la qualité de leur formation, de répondre aux exigences de plus en plus complexes du marché de l’emploi.

Parmi les nombreuses actions mises en œuvre, épinglons :

  • La création des IPIEQ (Instances de Pilotage Interréseaux de l’enseignement qualifiant). Leur rôle est de créer des synergies entre écoles dans un même bassin scolaire, pour éviter les doublons d’options notamment.
  • L’investissement dans les équipements par la création des CTA (centres de technologie avancée) et CDC (centres de compétences). Grâce aux investissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et aux fonds européens, les élèves apprennent et travaillent avec du matériel de pointe. Ces équipements sont également à disposition des demandeurs d’emploi et des entreprises qui souhaitent former leurs employés.
  • L’adaptation des référentiels de compétences et des grilles-horaires pour que la formation générale soit renforcée. Outre les compétences techniques, les employeurs attendent d’un diplômé des « savoirs-être » et une bonne faculté d’adaptation.
  • Le travail par CPU (Certification par Unités). Valoriser les acquis, plutôt que sanctionner l’échec. C’est une recommandation européenne que de travailler par modules pour renforcer la motivation et la progression par paliers. Aujourd’hui, 4 options sont certifiées par CPU : mécanique automobile, mécanique entretien, coiffure et esthétique.
  • Le renforcement des stages : ils sont obligatoires en 7ème et le deviennent progressivement pour les autres années. Par ailleurs, différentes conventions-cadres signées avec les secteurs professionnels précisent les apports que des entreprises peuvent offrir en termes de perspectives et de développement socio-économique, de mise à disposition de lieux de stage, d’apport de techniques et technologies nouvelles.
  • Le statut unique de l’alternance : les apprenants en alternance seront désormais considérés d’une même façon, quel que soit l’opérateur. Les entreprises sont incitées à former les jeunes par le biais d’une réduction du coût des premiers mois de formation et l’élève est encouragé à réussir grâce aux seuils de progression valorisés financièrement. Une rétribution progressive qui tient compte des acquis d’apprentissage des compétences et constitue de ce fait une motivation supplémentaire de progression.
  • L’immersion en entreprise : ce principe souple, mené par expériences-pilotes, permet à une classe et son enseignant de s’immerger en entreprise. Pour cette année scolaire, une dizaine d’entreprise sont désireuses de rentrer dans la démarche. Parmi elles, plusieurs entreprises agro-alimentaires de notre région.

Pour que le travail de terrain soit fécond et enthousiasmant, il est indispensable de mener des projets en partenariat avec les milieux professionnels. Conscientes de cet enjeu, la Région wallonne et la Fédération Wallonie Bruxelles ont inscrit l’enseignement au cœur du Plan Marshall 2022.

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