Apprentissage interculturel à l’école pour une société plus « ouverte » sur les Autres

11 nov

Apprendre de l’autre, respecter son identité, découvrir la langue de l’autre, sa religion, sa culture… A l’école, le vivre-ensemble passe par l’apprentissage interculturel. C’était l’objet du séminaire « Bouge ta culture ! » qui s’est tenu à Namur le 23 octobre dernier, organisé par AFS – Programmes Interculturels, sous le patronage de l’UNESCO. Démonter les préjugés, voilà une activité qui doit se pratiquer tant en dehors de l’école qu’au sein même de l’établissement. D’autant plus que les inégalités scolaires touchent particulièrement les élèves issus de minorités immigrées. Favoriser l’interculturalité, à savoir la compréhension de l’autre, de ses codes et le respect de ceux-ci, au cœur de l’école, c’est de facto favoriser l’intégration de ces élèves.

En juin dernier, un appel à projets intitulé « promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité » a pu être lancé, à destination du secteur associatif et des pouvoirs publics locaux. Il « permet le financement d’activités visant l’éducation des jeunes à la citoyenneté dans notre société multiculturelle, la lutte contre le racisme et les discriminations envers les minorités culturelles, et la défense des droits de personnes fragilisées par l’exil ».  Ce projet sera renouvelé en 2016.

Comment donc inventer un multiculturalisme propre à chaque école, où le brassage des cultures s’opère naturellement ? Selon moi, via l’apprentissage de ces cultures, de leurs histoires. La transversalité entre les cours sera la clef à ce niveau-là : des lectures appropriées au cours de français aux accents mis à la bonne place en histoire, en passant par l’éducation à la philosophie et la citoyenneté. Sans oublier les partenariats avec des enseignants d’autres pays. La réputation d’Erasmus dans l’enseignement supérieur n’est plus à faire. D’autres projets existent également, comme « Expedis », qui permet à des élèves de partir à la découverte d’une autre culture ou langue, en partant étudier de un mois à un an, en Flandre ou à l’étranger, et en expérimentant la vie en famille d’accueil. Ces programmes sont bénéfiques à la fois pour le jeune et son entourage : un jeune sensibilisé à la tolérance et à l’ouverture aux autres sera amené à partager ses idées avec ses camarades de classe ou au sein de sa famille. Concernant la mobilité des jeunes et l’approche interculturelle, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en collaboration avec les Gouvernements régionaux, prévoit de promouvoir la mobilité des élèves, des étudiants du supérieur et des apprenants de la formation professionnelle, notamment dans le cadre de programmes européens tels que « Erasmus + ».

Par ailleurs, les enseignants peuvent également se former afin d’aborder au mieux l’interculturalité dans leurs classes et d’en tirer le plus de bénéfices. Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est engagé, dans sa déclaration de politique communautaire, à outiller les acteurs de l’enseignement à la gestion de l’égalité, des différences et de l’interculturalité.

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